2009: Année de l’inauguration
L’année 2009 marque une étape importante du projet Solar Impulse : c’est cette année que le HB-SIA est présenté au public. Plus tôt dans l’année, les premiers tests structurels avaient été effectués et l’avion avait enfin été assemblé. Après ...
2009: Année de l’inauguration
L’année 2009 marque une étape importante du projet Solar Impulse : c’est cette année que le HB-SIA est présenté au public. Plus tôt dans l’année, les premiers tests structurels avaient été effectués et l’avion avait enfin été assemblé. Après la première apparition publique du prototype, des tests sur la piste furent réalisés à Dübendorf, couronnés par le premier saut de puce de l’avion, prouvant ainsi sa capacité à voler.
Janvier
Février
Juin
Novembre
Décembre
A l'heure où j'écris ce billet, je ne sais pas quand sortira un éventuel document final, ni ce qu'il contiendra.
Mais j'ai eu l'occasion d'étudier le projet d'accord. Comme on pouvait s'y attendre, il manque d'ambition, mais surtout il ...
Mais j'ai eu l'occasion d'étudier le projet d'accord. Comme on pouvait s'y attendre, il manque d'ambition, mais surtout il m'inspire deux surprises:
1) On y parle du danger des émissions de CO2, bien sûr, mais on n'y trouve pas une ligne sur le danger de leur origine, c'est à dire sur l'aberration de notre dépendance aux énergies fossiles. Même sans changements climatiques, il est urgent de mettre en uvre les technologies qui permettent de se passer du pétrole. Sa raréfaction, et par conséquent son augmentation de prix programmée, va détruire notre système industriel et économique, avant que le niveau des mers n'ait englouti les Maldives...
2) Il y est davantage question d'aide financière aux pays pauvres que de solutions pour réduire les émissions de CO2. En soi, ce n'est pas une mauvaise chose, puisque la sécurité de notre monde ne pourra jamais être assurée en laissant derrière nous la moitié de la population planétaire, mais on a quand même l'impression que ce point devrait accompagner les mesures concrètes de lutte contre les changements climatiques et non pas les remplacer dans les négociations. Mais c'est de bonne guerre: après avoir été négligés, voire bafoués, les pays du tiers Monde deviennent incontournables dans la recherche d'une solution globale.
Et si, avec les 100 milliards qu'il est prévu de leur verser, les pays riches y ajoutaient quelques excuses pour avoir pollué la planète pendant que les plus pauvres n'avaient même pas les moyens de le faire? Ça n'arrivera jamais, mais ça fait du bien de l'écrire !
Il n'est plus temps d'appeler au secours, il faut appeler au miracle.
A quelques heures de la fin du Sommet, les chefs d'État se succèdent à la tribune pour répéter, à quelques exceptions ...
A quelques heures de la fin du Sommet, les chefs d'État se succèdent à la tribune pour répéter, à quelques exceptions près, les mêmes banalités déjà archi-rabâchées. De leur coté, les délégations de juristes et négociateurs, privés de vision d'ensemble ambitieuse, s'étripent pour des questions de procédures et des tournures de phrases. Un des seuls à être clairement sorti du lot a été Nicolas Sarkozy, qui a appelé les autres chefs d'État à passer la nuit à négocier directement entre eux, plutôt que de continuer sur une voie vouée à l'échec...et mat.
Trop court, mon billet ? Pour ce qui s'est passé aujourd'hui, déjà trop long!
André et moi avons pris le train spécial à Berne avec M.Leuenberger, notre ministre de l'énergie et de l'environnement, pour participer avec lui aux deux derniers jours de la Conférence.
Les chefs d'états vont maintenant se succéder à la tribune et personne ne sait encore s'ils arriveront à sortir les débats ...
Les chefs d'états vont maintenant se succéder à la tribune et personne ne sait encore s'ils arriveront à sortir les débats du chaos qui s'est installé. Des manifestants bloquent l'accès du centre de conférence et des militants écologistes couchés dans les couloirs promettent de ne se relever qu'une fois un accord signé. Est-ce que cela poussera les gouvernements à agir ou cela ne servira-t-il qu'à crisper les positions? D'autant plus que des projets d'accords concurrents circulent, parfois secrètement, créant pour quelques pays un climat de conspiration.
Et comme tout ici est une question de climat...
L'histoire de l'écologie a commencé avec des militants déguisés en arbres et en pingouins qui s'enchaînaient à des plateformes pétrolières.
Elle a bien évolué, puisque ce type de déguisements paraît aujourd'hui incongru au Sommet de Copenhague. Bien sûr il y ...
Elle a bien évolué, puisque ce type de déguisements paraît aujourd'hui incongru au Sommet de Copenhague. Bien sûr il y en a, mais ils amusent, ils distraient, plus qu'ils ne font peur.
Les discussions se passent enfin sur un autre plan. De moins en moins green et de plus en plus clean. On ne s'y demande plus s'il faut agir ou non, mais comment le faire, quelles technologies utiliser et bien sûr aussi et surtout comment les financer.
La principale impression qui s'en dégage est que chacun est venu en sachant que c'est aujourd'hui ou jamais que la Terre, ou en tout cas notre mode de vie, peut être sauvé. Doit être sauvé.
La présidente de la Conférence parle d'une opportunité unique qui ne se représentera probablement plus avant bien longtemps. Si Copenhague est un succès, les négociateurs seront des héros pour les générations futures; si c'est un échec, ils seront la honte de l'humanité.
Prendront-ils le risque d'être les pingouins du futur?
Quel heureux hasard du calendrier. Le premier vol de Solar Impulse s'est fait deux jours avant de partir pour le sommet de Copenhague à bord du train spécial « Climate Express » des Nations Unies.
Ca a amené de l'ambiance dans les wagons, pendant les 14 heures de voyage, même si notre avion solaire aurait sûrement mis ...
Ca a amené de l'ambiance dans les wagons, pendant les 14 heures de voyage, même si notre avion solaire aurait sûrement mis le même temps pour parcourir la même distance!
Ici, tout le monde s'accorde sur la gravite des changements climatiques et l'urgence de réagir. Les climato-sceptiques, ceux qui prennent le contre pied pour se faire remarquer, osent de moins en moins mettre le nez dehors. Mais on parle encore trop de problèmes et pas assez de solutions. Or les solutions existent déjà pour réduire de moitié la consommation d'énergies fossiles. La capitale danoise affirme pouvoir être « Carbon Neutral » d'ici quelques années. Un autre malentendu est celui du coût que les pays devront payer pour éviter le désastre climatique. On devrait parler d'investissement, car toutes les technologies à mettre en uvre sont rentables, et représentent même probablement la meilleure façon de sauver notre système économique et industriel vieillissant.
Solar Impulse ne représente bien sûr pas le plat principal des débats, mais il y met indiscutablement du piment!