Alors, à propos du manque de femmes dans la salle de contrôle de la mission. Une réponse simple m'a été donnée par Raymond Clerc, l'un de nos directeurs de vol les plus aguerris. « On est des vieux barbons ici, et quand j'étais à l'école, il y avait une seule femme dans mon cours d'ingénierie. »
C'est noté, Raymond, mais il y a aussi des petits jeunes dans la salle de contrôle, des garçons brillants qui ont bien plus ...
C'est noté, Raymond, mais il y a aussi des petits jeunes dans la salle de contrôle, des garçons brillants qui ont bien plus de cellules grises que de cheveux gris, alors cela n'explique pas tout.Cela pourrait avoir un lien avec le fait que les hommes ont un faible pour les gadgets. Les femmes s'intéressent aux choses qui répondent. Les hommes en ont peur. Cela menace leur besoin de chevalier-en-armure-brillante d'avoir raison. En fait, je pense que nous avons besoin d'une grande banderole pour tous nous en rappeler dans la salle de contrôle de la mission. Elle pourrait tourner autour d'une profonde question existentielle, par exemple : «Si un homme parle dans une salle de contrôle et qu'il n'y a pas une seule femme pour l'entendre, a-t-il tout de même tort ?»La façon dont je le vois, ou tout du moins ce que j'espère, c'est que la réponse à cette question est « non », pourvu que l'homme parle de quelque chose qu'il lit sur un gadget. Et à cet instant cela prend une importance décisive, les amis, parce que les gadgets et la façon dont les garçons les lisent, vont bientôt nous dire si André pourra, oui ou non, poursuivre son vol de nuit. Il y a trois hommes des hommes importants avec des lunettes, des cheveux gris et des années et des années de lecture de gadgets derrière eux chuchotant posément en ce moment, comme si une décision monumentale allait surgir d'un moment à l'autre.Alors gardez un il sur Solar Impulse TV et ce blog. Nous vous tiendrons informés dès que cela arrivera. Et si vous avez une fille, achetez-lui le livre « Ingénierie aéronautique pour les ados ». Croyez-moi, elle sera une révolution bienvenue dans les salles de contrôle de demain.
Houston a eu des problèmes, mais pas Payerne.
Le temps de vol d'André et du HB-SIA a dépassé 11 heures maintenant et tous les indicateurs donnent le sourire aux ingénieurs ...
Le temps de vol d'André et du HB-SIA a dépassé 11 heures maintenant et tous les indicateurs donnent le sourire aux ingénieurs du centre de mission, ou ils acquiescent de la tête (bientôt plus d'infos sur l'absence perturbante d'strogène dans cette salle).Je continue d'attendre une sorte d'urgence. Des lignes vertes, rouges et bleues et d'innombrables nombres scintillent sur la myriade d'écrans autour de moi me rappellent ces super productions hollywoodiennes dans lesquelles tout ce qui touche aux avions conduit naturellement à une catastrophe.Le gros écran à ma gauche est particulièrement flippant. Il est rempli de graphiques ressemblant à des électrocardiogrammes, sauf que dans notre cas, les lignes droites sont plutôt bon signe. Il s'agit des indicateurs d'accélération locale.Dois-je en dire plus ? J'imagine que oui ? J'essayais seulement de prouver une chose : s'asseoir au milieu de gens intelligents qui jargonnent et diffusent des pensées mathématiques, peut déteindre sur vous et vous donner l'air plus intelligent. Une fois hors de la salle de mission, j'espère réussir à impressionner mes amis et influencer la foule en plaçant quelques termes techniques dans mes conversations.Mais je m'égare. En résumé, les indicateurs d'accélération locale indiquent des vibrations dans les structures de l'avion à divers endroits. Plus les lignes s'agitent, plus l'avion vibre, ce qui signifie : perte d'énergie, menaces potentielles sur l'intégrité de la structure, etc. Nous sommes donc très heureux, ici dans la salle de mission, que toutes ces lignes vertes soient droites et régulières.En fait, nous sommes ravis que le vol tout entier roule comme sur des roulettes. André est sur le point d'atteindre l'altitude maximum, 28'000 pieds, un peu en dessous de l'imposant pic du Mont Everest. Il dit qu'il a de temps en temps froid aux pieds, mais rien à voir avec un manque de courage. Il fait presque -30 °C dehors. Alors il allume un peu le chauffage et tente de jouer du Rachmaninoff avec les orteils.Il a maintenant atteint la vitesse optimale de cet avion : 26 nuds, ce qui signifie qu'il vole très efficacement. Les batteries sont chargées à bloc et le seul problème de la journée est qu'il a utilisé trop d'oxygène donnant des interviews. Le mot d'ordre du centre de mission est: « Tais-toi et vole ».