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VOL VIRTUEL 2012: GESTION DE LA FATIGUE ET DE LA VIGILANCE

De retour à la base ce matin, j'ai retrouvé André avec son sourire et son enthousiasme habituel !

Comme évoqué par Brian en 2008, Je pense qu'il rattrape toutes les heures de jeu vidéo qu'il n'a pas eu dans son enfance ! Je suis sûre qu'il y a beaucoup de jaloux !

Suite à cette première nuit, je saute sur l'occasion pour vous expliquer la gestion de la fatigue que nous testons ici à Dübendorf pendant ce vol virtuel.

Pour le tour du monde, la stratégie de repos du pilote sera divisée en 2 phases :

  • Pour les vols au-dessus de la terre ferme le pilote ne dormira pas, car les vols seront plus courts de l'ordre de 24 à 36 heures et il utilisera des techniques de relaxation autres que le sommeil. Ce qu'André a fait lors du vol de nuit  de 26 heures en 2010.
  • Cependant, pour les traversées des océans (Pacifique et Atlantique), le pilote organisera son sommeil de manière polyphasique, il fera des micros siestes de l'ordre de 20 minutes seulement sur les parties du vol qui se feront en dehors des espaces aériens contrôlés et uniquement au-dessus de l'eau.

Dans notre cas nous entrainons les deux types de repos : la relaxation et la sieste (micro-sieste). André peut dormir 6 heures par tranches de 20 minutes étalées sur une journée.

De plus, nous profitons qu'André soit dans le simulateur pour le mettre en situation de déficit de sommeil afin de pouvoir évaluer son degré de vigilance jour et nuit, avant et après les périodes de repos.

Ceci nous permettra de développer la meilleure stratégie de vol et de repos pour chaque pilote en fonction de leur propre aptitude.

Dans cet exercice, l'équipe de Solar Impulse est entourée par différents partenaires  afin d'élaborer la meilleure stratégie : deux laboratoires de l'EPFL sont impliqués : Le  laboratoire des systèmes embarqués (ESL) et La Chaire Fondation Defitech en interface non-invasive de cerveau-machine (CNBI).

L'ESL va mesurer le rythme cardiaque du pilote et le CNBI va mesurer l'activité cérébrale du pilote. En parallèle, les chercheurs de l'EPFL vont mener à intervalles réguliers des tests d'attention et de vitesse de réaction, ainsi qu'étudier ses réponses à des questionnaires.

De plus, une équipe de médecins Hirslanden suit le déroulement de la simulation et analyse les données physiologiques et les informations médicales recueillies afin de mesurer la qualité de repos du pilote et l'impact d'un vol de longue durée.

Voici une vidéo qui vous donnera un aperçu en images de ces tests !

Comme évoqué par Brian en 2008, Je pense qu'il rattrape toutes les heures de jeu vidéo qu'il n'a pas eu dans son enfance ! Je suis sûre qu'il y a beaucoup de jaloux !

Suite à cette première nuit, je saute sur l'occasion pour vous expliquer ...



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